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San Pedro: chez notre ami Alain

A San Pedro, il existe plein de coins sympas où dormir, parce que c’est un village point de départ de très nombreuses excursions dans les montagnes alentours, ainsi qu’en Argentine et en Bolivie. Mais il existe un endroit un peu spécial, un peu en dehors de San Pedro: SPACEOBS.

SPACEOBS, c’est … un observatoire astronomique! SPACEOBS est un acronyme qui veut dire « San Pedro de Atacama Celestial Explorations ». C »est un observatoire privé, monté par notre ami Alain Maury, un français installé au Chili depuis de nombreuses années, également un ancien de l’Observatoire de La Silla où nous sommes allés quelques jours auparavant.

Pour y aller, il suffit de traverser San Pedro, passer une sorte de « douane » (l’Argentine et la Bolivie ne sont pas loin) et de descendre la route qui va dans le Salar.

Et puis une fois qu’on a tourné dans le terrain, on tombe sur une jolie « lodge ».

IMG_1757Avec la vue sur le volcan Licancabur depuis toutes les pièces, notamment la salle de bains! Et puis il y a une jolie piscine aussi!


IMG_1758Mais surtout, ce qu’il y a d’unique dans cet endroit, c’est le nombre de coupoles et de télescopes. Il y a des télescopes pour des amateurs / semi-pros qui louent le matériel à l’année dans les jolies coupoles rondes. Et tous les autres « petits » télescopes sont utilisés toutes les nuits claires par Alain et sa femme pour montrer aux touristes les beautés du ciel « al Sur »!

Les coupoles des "pros" dans lesquelles se trouvent différents télescopes, contrôlés depuis l'Europe, les USA etc.

Les coupoles des « pros » dans lesquelles se trouvent différents télescopes, contrôlés depuis l’Europe, les USA etc.

La panoplie impressionnante de télescope d'Alain, pour observer le ciel tous les soirs.

La panoplie impressionnante de télescope d’Alain, pour observer le ciel tous les soirs.

Les petits télescopes, avec la vue sur le volcan. Il est quand même majestueux avec la neige.

Les petits télescopes, avec la vue sur le volcan. Il est quand même majestueux avec la neige.

 

 

 

San Pedro de Atacama: le salar et les flamands roses

Comme je l’ai déjà dit avant, je crois, San Pedro de Atacama est une toute petite ville / village dans une sorte d’oasis à la pointe nord du salar du même nom. Ce fameux salar est un lac rempli de sel, avec très peu d’eau, sans par endroits. Ce qu’il y a de rigolo, c’est qu’il y a des flamands roses. Il y a plusieurs espèces différentes, mais notamment une qui s’appelle Flamand du Chili.

Une vue parmi toutes celles qu'on peut faire du Salar d'Atacama, les couleurs changenent beaucoup!

Une vue parmi toutes celles qu’on peut faire du Salar d’Atacama, les couleurs changenent beaucoup!

Beaucoup de vent par fois.

Beaucoup de vent par fois.

Le Salar a plusieurs coins que l’on peut visiter, et il y en a un en particulier où l’on peut voir les flamands roses facilement.

Les flamands roses

Les flamands roses

Flamand du Chili

Flamand du Chili

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Les flamands mangent des petits crustacés qui sont dans l’eau, qui eux-même consomme des micro-algues qui se développent dans l’eau.

Et puis on a ensuite changé d’endroit, pour aller se baigner dans une piscine un peu spéciale. Il y a d’abord les « yeux du salar ». Ce sont deux piscine naturelles, comme des trous dans le croûte de sel.

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Et un peu plus loin, on s’est baigné dans une autre petite piscine naturelle qui contient tellement de sel que l’on flotte! C’est comme dans la Mer Morte.

Ça flotte pote!

Ça flotte pote!

On est comme des bouchons, c’est super rigolo! Et quand on sèche, on a plein de sel sur la peau. Ca colle!

Le sel après le bain dans la piscine naturelle

Le sel après le bain dans la piscine naturelle

Départ pour San Pedro de Atacama

Après une nuit à La Serena, nous reprenions encore une fois l’avion… pour Calama cette fois-ci, tout au nord du Chili. Notre destination est une petite ville « oasis » au milieu du désert d’Atacama: San Pedro de Atacama.

L'aéroport de La Serena.

L’aéroport de La Serena.

Sur le tarmac de l'aéroport de La Serena. On prend Sky Airlines cette fois-ci (Sky veut dire "ciel" en anglais).

Sur le tarmac de l’aéroport de La Serena. On prend Sky Airlines cette fois-ci (Sky veut dire « ciel » en anglais).

Le désert d’Atacama est un des plus secs au monde! La preuve? Voici ce que l’on voit, à peine sorti de l’avion. Du sable et des cailloux.

Calama! Là, on est vraiment en plein désert!

Calama! Là, on est vraiment en plein désert!

A partir de là, toutes les routes ne sont pas forcément goudronnées, et comme on sait que l’on va rouler dans des chemins cahoteux, on a loué un pickup « 4×4″ à l’aéroport.

Parce qu'on va aller dans des coins où il n'y a pas de route mais seulement des chemins très caillouteux. on loue un pickup 4x4.

Parce qu’on va aller dans des coins où il n’y a pas de route mais seulement des chemins très caillouteux. on loue un pickup 4×4.

Quand on vous dit que c'est le désert... Et la route monte à plus de 3000m d'altitude.

Quand on vous dit que c’est le désert… Et la route monte à plus de 3000m d’altitude.

Rien que des caillous!

Rien que des caillous!

La route monte jusqu’à plus de 3000m d’altitude, pour redescendre doucement dans l’oasis qu’est San Pedro de Atacama, à environ 2000m. Nous sommes sur les plateaux andins. Et il y a plein de volcans dans le coin. Le plus célèbre s’appelle le Licancabur. Il culmine à 5916 mètres! On a eu de la chance, il avait neigé sur le volcan quelques jours avant notre arrivée.

Arrivée à San Pedro de Atacama! On voit le volcan Licancabur au loin. Une chance, il avait neigé quelques jours auparavant!

Arrivée à San Pedro de Atacama! On voit le volcan Licancabur au loin. Une chance, il avait neigé quelques jours auparavant!

 

Prochaine étape: La Serena

Il a bien fallu se résoudre à quitter cet endroit magique qu’est La Silla, où l’on peut se balader parmi les coupoles, qui sont comme des petites cabanes où se réfugier sous le soleil brûlant de la Cordillère.

Petites coupoles de La Silla. On aperçoit au fond le 3,60m.

Petites coupoles de La Silla. On aperçoit au fond le 3,60m.

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Le ciel prend une place incroyable à La Silla. Difficile de ne pas avoir le nez en l'air, de jour comme de nuit.

Le ciel prend une place incroyable à La Silla. Difficile de ne pas avoir le nez en l’air, de jour comme de nuit.

Vue depuis l'hôtel, au loin on peu apercevoir les coupoles un autre observatoire, américain cette fois-ci, appelé Las Campanas.

Vue depuis l’hôtel, sur les montagnes de la Cordillères. Nous sommes à un peu plus de 2000m d’altitude.

On reprend la route vers la ville de La Serena. On va y passer la nuit, parce que notre vol pour Calama, tout au nord du Chili, n’est que le lendemain. Ce qui est rigolo c’est de retomber dans les nuages à mesure que l’on perd de l’altitude et qu’on approche de la côte. Il fait très souvent couvert près de la côte. Mais à l;observatoire, il fait entièrement beau plus de 300 nuits par an!

Les nuages de la côte, en direction de La Serena

Les nuages de la côte, alors que nous redescendons sur la panaméricaine en direction de La Serena.

On arrive alors à La Serena, et plus précisément sur la grande avenue « Avenida del Mar », au bord de l’Océan Pacifique.

L'océan n'était pas si froid que ça...

L’océan n’était pas si froid que ça…

Les vagues de l'Océan Pacifique.

Les vagues de l’Océan Pacifique.

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Le soir à La Serena, nous sommes allés manger dans un restaurant appelé « Tololo Beef », dont la spécialité est le « Filete » (le filet de boeuf). Nohé a a-do-ré. Il en a redemandé pendant tout le reste du voyage. C’est vrai que le boeuf d’Amérique du Sud (notamment argentin) est probablement le meilleur du monde.

Restaurant Tololo Beef sur l'Avenida del Mar, à La Serena, où Nohé a adoré manger du "Filete" de boeuf argentin.

Restaurant Tololo Beef sur l’Avenida del Mar, à La Serena, où Nohé a adoré manger du « Filete » de boeuf argentin.

 

Le « New Technology Telescope »

Le NTT, dont le nom signifie « Le télescope de nouvelle technologie » est aussi un télescope avec un miroir de 3,60m de diamètre. Mais à l’époque où il a été construit (en 1989) il était un des premiers a avoir des optimisations importantes qui ont été ensuite utilisées sur les très grands télescopes comme le VLT.

Une des choses les plus visibles est évidemment la forme de sa coupole, qui n’est pas beaucoup plus large que le télescope lui-même. Cette couple permet de créer un écoulement de l’air bien meilleur pour les observations qu’une immense coupole dans laquelle on trouve le 3,60 par exemple.

Vue en passant en dessous.

Vue en passant en dessous.

Le NTT bien visible au coucher du soleil, avec ses panneaux arrières et sa coupole ouverte.

Le NTT bien visible au coucher du soleil, avec ses panneaux arrières et sa coupole ouverte.

Le NTT vu de l'intérieur où l'on remarque les parois de la coupole collées au télescope.

Le NTT vu de l’intérieur où l’on remarque les parois de la coupole collées au télescope.

 

Le jour où nous sommes venus, c’était le jour du nettoyage! Il se fait une fois par semaine, en faisant glisser de la glace carbonique (très très froide) sur le miroir.

Les miroirs de télescopes sont très fragiles: pour être le plus réfléchissant possible, ils sont fait à l’inverse des miroirs de salles de bains. Normalement, la couche réfléchissante est protégée par une vitre en verre. Ici, le miroir est fabriqué dans une matière spéciale, et par-dessus on dépose une très fine couche d’aluminium qui va réfléchir la lumière. Et donc il faut nettoyer cette surface des poussières qui peuvent venir s’y coller.

On commence par faire descendre le miroir.

Et puis un technicien monte dessus, sans toucher le miroir! Et vaporise de la neige carbonique sur le miroir. C’est très très froid: -78 degrés Celsius!

 

P.S. On a un peu de retard dans nos publications du blog, mais continuez à nous suivre, parce qu’on va ajouter encore plein de choses de notre voyage!

[Hugo] le voyage infini en avion

Tout a commencé quand nous avons appris que le vol Zürich-Saõ Paulo a été reporté de 12 heures. Nous avons quand même pris le vol Lyon-Zürich ce soir là.Nous avons dormi au grand hôtel Hilton. Nous nous somme levés à 5 h 30 pour prendre le vol Zürich-Saõ Paulo à 8 heures. C’est un vol transatlantique qui a duré 12 heures. Nous avons encore dû dormir dans un hôtel à Saõ Paulo. Nous avons dû nous lever à 5 heures pour prendre le vol Saõ Paulo-Santiago. Qui  a duré 3 heures. En tout on a eu 16 heures d’avion.

P.S.  J’ai trouvé ça super long et ennuyant.

Le fameux 3,60

Hugo et Nohé ont parlé des 2 grandes stars de La Silla: le 3,60m et le NTT (qui fait aussi 3,6m de diamètre). Voici un peu plus de détails sur le premier, qui est la plus grande coupole du site.

La particularité du 3,60, en plus d’être le plus imposant, le plus impressionnant, est la présence d’une coupole auxiliaire, qui n’est plus utilisée aujourd’hui. Cette deuxième petite coupole s’appelle le « CAT » pour « Coudé Auxiliary Telescope » et servait à faire des observations dans un mode particulier: l’interférométrie.

Sur la photo ci-dessous on voit bien l’énormité de la couple du 3,60, et la passerelle qui en fait tout le tour (le « catwalk » en anglais, ou le chemin de ronde).

La coupole du 3,60m, à laquelle est attachée celle du "CAT"

La coupole du 3,60m, à laquelle est attachée celle du « CAT »

Le plus rigolo, c’est que cet énorme volume est vide! Ci-dessous la photo à l’intérieur de la base du 3,60, qu’on appelle « la cathédrale ».

La "cathédrale"

La « cathédrale »

Le but principal de cette hauteur est d’amener le télescope au-dessus de la couche d’air turbulente qui se trouve juste au-dessus du sol. Au delà de 10-15 mètres, l’air est plus laminaire, et les turbulences bien plus faibles. C’est mieux pour les observations!

Hugo devant le 3,60

Hugo devant le 3,60

Le 3,60m est un grand télescope classique à monture équatoriale, dans une coupole ronde qui a un volume impressionnant. C’est tout le contraire du NTT qui a une coupole « optimisée » à la taille du télescope (une des raisons de son nom, le « New Technology Telescope », précurseur du VLT).

Sur la photo ci-dessous, le miroir de 3,60m se trouve au niveau des mains de Malvina et Hugo sur la rambarde. Le petit rond gris qu’on aperçoit à l’épaule de Nohé est un ventilateur qui lamine l’air juste au-dessus du miroir. En haut de la structure, on peut voir un grand tube noir qui abrite le miroir secondaire.

Sur Wikipédia, vous trouverez plus de détails sur les télescopes de type Cassegrain.

Malvina, Hugo et Nohé observant le 3,60 depuis la passerelle à l'intérieur de la coupole

Malvina, Hugo et Nohé observant le 3,60 depuis la passerelle à l’intérieur de la coupole

"Alors, là-haut tu vois..."

« Alors, là-haut tu vois… »

"Hénaurme!"

« Hénaurme! »

Quand on resort du 3,60, on est submergé par la lumière très forte du jour, mais la vue est belle! Depuis la plateforme devant le 3,60m on peut voir la ribambelle de télescopes. Au premier plan à gauche le « RITZ » qui est l’ancienne-nouvelle salle de contrôle du 3,60, NTT et 2,20 (aujourd’hui inutilisée). Au milieu le « sarcophage » qui contient un petit télescope robotique, et sur la droite la couple d’Euler, le télescope suisse de l’Observatoire de Genève. Et puis toujours au centre, les rampes d’accès à la coupole du NTT.

La fameuse vue depuis la plateforme du 3,60

La fameuse vue depuis la plateforme du 3,60

Ça c'est fait. :-)

Ça c’est fait. :-)